Qui es-tu échec scolaire ?

Article écrit parce qu'il faut écrire des choses sérieuses. Vous n'allez pas rire. Vous n'allez pas pleurer. Vous allez lire. Enfin, je l'espère.

L’échec scolaire n’est ni femme, ni homme. Il est social. Depuis les années 60, il pèse lourd, nourrit la « violence symbolique » et brise les vocations. On pourrait tout lui reprocher. Avant ça, apprenons à le connaître.

En 1960, l’échec scolaire voit le jour. Au même moment, l’enseignement primaire et secondaire s’universalise et l’instruction est obligatoire jusqu’à 16 ans. Le nombre d’élèves grimpent au plafond, « l’explosion scolaire » se produit.

L’école est pour tous. Elle est ce qu’elle est : un espace qui forme aussi bien les esprits que les citoyens. L’élite se mélange, à croire que les mentalités changent.

Certains enfants réussissent, d’autres pas. Les élèves qui ne pigent pas la logique sont presque défectueux, ce sont les mal aimés de la société. Souvent, un bonnet d’âne agrippe leurs crânes. Ils posent problème. On dit que plus tard, ils n’auront pas de travail. Vivre sans travail, est-ce vivre en société ?

La sociologie dit que l’école ne sert qu’aux privilégiés, qu’elle reproduit l’ordre établi. En France, un enfant issu d’un milieu modeste (ou de l’immigration) et en échec scolaire est un enfant « déterminé socialement ». Il a plus de chances d’échouer que de réussir. S’il redouble ou abandonne, la raison est statistique. L’ascenseur social est rouillé, l’éducation nationale peine à le réparer.

Depuis peu, la stratégie de l’État consiste à dépister l’échec scolaire, pour le faire disparaître. Là-haut, on multiplie les plans d’accompagnement, l’enfant en difficulté bénéficie d’une aide complémentaire, c’est ainsi qu’il reprend confiance en lui et en ses capacités.

Jusqu’ici le système français, est toujours à l’origine d’enfants en échec scolaire, à croire qu’il échoue à jouer son rôle…

Maintenant, on fait quoi ?

Crédit photo : Ducobu, le film

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