Le Magnifique


Gatsby, le magnifique, un récit d’une justesse absolue.

Connecter le pouvoir, l’amour et l’argent, thèmes aussi contemporains qu’inépuisables.

Jay Gatsby, personnage fictif se réalise en chacun de nous. Individu parfaitement moyen, anormalement puissant. Etre riche, c’est s’offrir une nouvelle personnalité. C’est Fitzgerald.

L’engouement Gatsby

Gatsby à l’écran, c’est revivre un âge d’or épuisé. Le film intervient pour réveiller une époque anéantie par la crise économique. En 1974, Redford incarne la démesure à l’état brut. La société américaine rejoue le krach boursier de 1929. Hier, DiCaprio sublimait un mythe. Nous sommes en 2017, officiellement en récession depuis 8 ans. Coïncidence suspecte ou calcul prémédité ?

Gatsby, bête de scène ou donneur d’espoir ?

Paru en 1925, l’intrigue est d’une simplicité remarquable. Il aime une femme : Daisy. Dans une société ultra capitaliste, l’argent est une condition sine qua non à l’amour. Il n’en a pas. L’inexistence de l’argent signifie absence de vie sociale. S’il y a luxe, il y a sentiment amoureux. Sa condition d’homme est fonction de sa capacité à dépenser.

Une ascension sociale fulgurante, une incapacité à rattraper le temps perdu. Un obstacle : le temps, indicateur imparfait, instaurateur de désordre. Elle, Daisy Buchanan, épouse et mère s’épanouit dans la massification du luxe. D’une insouciance effrayante, elle ne se pose pas de questions.

Lui, animé par un amour intacte, veut la reconquérir, pour cela, il organise des soirées d’une démesure invraisemblable.

C’est l’histoire d’une passion, follement inouïe. Une gloire impensable, un destin tragique.

Gatsby, adapté au cinéma

Les deux long-métrages suivent une chronologie identique à celle du livre. Les répliques sont copiées sur celles du roman. Il n’y a pas de surprise en matière de narration. Il s’agit d’une reproduction imagée du roman. Incarner Gatsby le magnifique, exigeait la présence d’une personnalité mythique. Le choix de Redford ou Dicaprio est tout à fait logique.

La première version réalisée en 1974 reprend des codes sociaux propres aux seventies. C’est une version disco. Mia Farrow, joue un délicieux caprice. La mise en scène est épurée. La prise de risque et la libre-initiative sont limitées.

La version 2013, est américanisée. C’est un spectacle irréprochable et irrespirable. Nos sens se confondent. Il y a une théâtralisation du récit, un manque de réalisme. Une illusion animée apparaît sur l’écran. L’effroyable réalité est oubliée. C’est inaccessible. Ce film, largement inspiré du précédent, est plus exubérant. C’est actualisé : musique electro-rap, costumes de créateurs et tout le ramdam.

Une économie qui fonctionne au ralenti, un Gatsby éveille les esprits.

Vous êtes intrigué : Lisez le bouquin. Il n'a pas pris une ride, vous en avalerez votre raison.

Crédit photo : Gatsby - le film

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