Le pervers narcissique : la nouvelle névrose des bobos et des autres

Un mal absolu, une absurdité totale et générale, le pervers narcissique touche toutes les couches de la population, même les bobos sont dans le lot. Il sème la terreur, se traîne, à croire qu'il est dans l’air du temps. Il faut en parler.

Pourquoi aujourd’hui ?

Pourquoi les magazines féminins s’emparent d’une pathologie en essor et en quête de notoriété ? Pourquoi ce concept psychanalytique émerge dans nos sociétés modernes et désenchantées par la crise de la pensée ?

Qui est le pervers narcissique ?

Il représente 2-3% de la population. Sa stratégie de croissance est la diffusion de la manipulation pour toujours plus d’ambition.

Claude Racamier, est le premier à lever le voile sur un comportement néfaste pour les autres mais jouissif pour les concernés. En 1986, le pervers narcissique est une combinaison d’un ensemble pathogène et régressif : une obsession du moi et une surdévalorisation d’autrui. Toujours plus de moi dans un tout individualiste et aspiré par des dérives narcissiques. Il correspond à un certain type. Il ou elle a une personnalité facile à identifier. Amoureux de sa représentation et épanoui dans la séduction, ce « délinquant relationnel » frôle le harcèlement moral (dixit Michel Onfray).

Le pervers narcissique anime la vie sociale d’une société aseptisée par un trop- plein de crises politico-familiales. Il normalise la violence psychique et rend perverse la moindre relation sociale. Dans son esprit, sa folie est celle des autres.

Le pervers narcissique, renommée le PN rime avec FN. La logique est la même : mobiliser les uns contre les autres. Diviser pour mieux régner. S’insérer doucement mais surement dans les mentalités les plus stériles.

On le trouve partout, c’est un vers indéfectible de la nature humaine. Un mal transgénérationnel et bien entendu éternel. Non, ce n’est pas nouveau. C’est ancestral : l’homme est naturellement mauvais. Les institutions sont censées régulées son animalité la plus primaire et sanctionner pulsions et irrationalités. Or le pervers narcissique a grossi, en cohérence avec les valeurs d’une société désespérée par le concept de collectivité.

L’ultracompétition, c’est légitimer le pervers narcissique : dévorer tout en subtilité pour vivre pleinement sa popularité.

Le pervers narcissique, c’est une maladie qui vit dans la légalité la plus géniale. Elle n’est pas criminelle, mais la victime, elle, culpabilise et s’enlise dans un nid dénué de chance et de sens.

Il n’aime personne. Il est n’est pas nouveau. Il est juste là. Il vit. Il grossit. Il nuit.

Vous êtes intrigué : Pas d'inquiétude, le pervers narcissique n'est pas bien loin, vous finirez par le rencontrer. Prenez soin de l'éviter bien consciencieusement.

+ : Mon Roi, le film de Maïwenn vous fera passer un sale moment pour votre plus grand bonheur. Il décrypte merveilleusement bien le phénomène, et c'est sacrément bien fichu. Fréquenter un pervers narcissique nuit gravement à votre santé, gare à vous. Vous ne pourrez pas dire, que vous ne saviez pas.

Crédit photo : Mon Roi - le film

ON PERD DU TEMPS SUR

  • Black Facebook Icon
  • Black Instagram Icon

IL Y A SOLEIL DONC IL Y A NEWSLETTER

EN VOGUE